Nouvelle Calédonie – Yaté, une journée au coeur des terres ocres

Je n’ai jamais vraiment compris comment les influenceurs et les blogueurs arrivaient à pondre un article dans sa totalité, avec les photos et tout le tralala (💭 MMH, YOU TOUCH MY TRALALA !) dans la semaine qui suit leur voyage… Veuillez m’expliquer ! Moi je n’ai pas le temps, pas d’inspiration… Il faut que je retouche mes photos que je trouve des idées (💭 De merde, des idées de merde.) Bref… J’ai l’impression d’avoir un emploi du temps beaucoup trop chargé pour pouvoir écrire un article par semaine… (💭 En même temps, si tu passais autant de temps à écrire tes articles qu’à matcher des mecs sur Tin…) AHAHAHAHAH LALALALALALA, OK, Merci, ça va aller ! (💭 Y’a que la vérité qui blesse, chaudasse). Non mais ça va pas !

Devinez donc qui j’ai embarqué avec moi le week-end dernier pour une petite journée road trip dans le sud de la Nouvelle Calédonie ? (💭 Je sais pas, mais je dirais qu’on s’en bat les c…) BIIIIIP ! ça suffit maintenant ! (💭 Coincée du cul.)

On est donc parties avec Lisa, ma super coloc, pour une aventure totalement improvisée, on avait pas du tout regardé ce qu’on allait faire et on ne savait pas non plus ce qui était ouvert ou fermé, c’était ce qu’on peut appeler, un road trip non organisé ! (💭 J’avais prévenu que deux blondes dans la même voiture c’était une idée pourrie…) On a donc pris nos pique-nique, nos sacs à dos et nous sommes parties une journée entière à la découverte du Sud de l’Ile ! Je vous emmène avec moi, 3,2,1 LECTURE ! (💭 Tu t’es crue dans le meilleur pâtissier ?)

Le parc de la rivière bleue

Le parc provincial de la rivière bleue se situe au Sud de la grande terre, sur le territoire de la commune de Yaté. Ses 22 000 hectares de paysages grandioses, ses terres ocres, sa végétation incroyable et sa magnifique rivière qui contraste parfaitement avec le paysage, ici vous n’êtes plus face au lagon, sous les cocotiers, le décor change totalement de teinte, on se croirait plus facilement dans l’ouest Américain ! Ce que je regrette le plus, c’est d’avoir oublié de charger l’application de mon drone… (💭 c’est surtout pas du tout comme si Lisa te l’avait dit la veille…) Du coup, pas de vue aérienne de ce magnifique endroit… Mais bon, ce n’est que partie remise. Le parc se trouve à une heure en voiture de Nouméa et on s’est dit qu’on le referait sans hésiter, il y a tellement de choses que l’on a pas eu le temps de voir et de faire, une journée c’est beaucoup trop court…

Le début des galères a commencé lorsque nous sommes arrivées à l’entrée du parc, une journée avec moi sans galère, ce n’est pas une vraie journée… C’est surtout ce qui arrive lorsqu’on ne prévoit pas son programme la veille… Petit écriteau avec les horaires d’ouverture « fermé le lundi »… Et mer…de… Mais dans notre malchance, heureusement que Lisa a eu la bonne idée de me dire « non mais avance quand même, on verra bien s’il y a un gardien… » Effectivement, il y avait quelqu’un… « Bonjour monsieur, le parc est fermé le lundi c’est ça ? » « Oui, en règle général, mais il est ouvert exceptionnellement aujourd’hui… » WHAT ? Elle lui a même lâché un « vous êtes pas sérieux ? » Ahahahah, c’est ce qu’on appel « avoir le cul bordé de nouilles » ! On y croyait vraiment pas, c’était une chance de dingue ! Et le summum de la chance, le gardien n’a pas le droit de toucher à la caisse, du coup c’était totalement gratuit !

De base, les tarifs sont à 600 francs par personnes pour des personnes entre 18 et 59 ans, vous avez la possibilité de réserver la navette qui va jusqu’au bout du parc, il y a des horaires de passages à respecter, la personne qui vous accueille vous donne un papier et vous note dans l’agenda. Par contre,  je ne me souviens plus très bien des tarifs, mais il me semble que c’est à peu près pareil que l’entrée du parc. Vous avez également la possibilité de vous déplacer en vélo et pour un petit moment de détente sur la rivière, des canoës sont aussi mis à disposition en location. Il vous faudra prendre la voiture pour arriver jusqu’au pont Pérignon, il y a 10km à partir de la barrière. Suite au cyclone Erica en 2003 qui a fait d’énormes ravages dans le pays, le pont a été fermé à la circulation et aucun véhicule ne peut traverser de l’autre côté, c’est pour ça que d’autres moyens de transports ont étés instaurés, pour le confort et la sécurité de tous. Sinon, vous pouvez rester confortablement installé dans votre voiture et aller faire un tour du côté de la rivière blanche… Je trouve ça un peu dommage de ne pas profiter de ce si beau paysage mais chacun y voit midi à sa porte ! 

Nous, on s’est dit qu’on aurait peut être pas le temps de faire le parcours à vélo, du coup on a décidées de prendre la navette, un choix pas vraiment judicieux mais la prochaine fois, c’est certain, on le fera en deux roues ! C’est tellement plus agréable ! On a pris nos sandwich, on s’est assises sur des tables de pique-nique et on a attendu que notre navette arrive. Je vous met en-dessous, un petit plan du parc, histoire que vous puissiez voir à l’avance les endroits que vous voulez faire avant de vous rendre sur place. Vous avez même les horaires de la navette, on dit merci qui ? (💭  Merci Jacq…hdizficzcisw) 

On avait quand même un cadre plutôt sympa pour attendre la navette non ? Notre chauffeur personnel (oui, parce que nous n’étions que toutes les deux) s’appelle Thierry et vraiment il a été d’une gentillesse incroyable ! Il nous a montré pleins d’endroits, il nous expliquait pleins de choses, il nous déposait pour qu’on se balade et hop, on revenait à la navette, c’était vraiment chouette !

Notre premier spot à été « la forêt noyée », on l’appelle comme ça parce que des centaines de troncs d’arbres blanchis trônent paisiblement jusqu’au fond du lac artificiel… C’est une vision assez étrange, on a l’impression que tout est mort, comme figé dans le temps… J’aurais quand même vraiment aimé avoir mon drone pour prendre une belle vue aérienne de cet endroit, ça en valait carrément le coup !

Nous avons ensuite roulé jusqu’à un endroit où se trouve le plus grand arbre de Nouvelle Calédonie, il se nomme « le grand kaori » c’est un gigantesque conifère tropical qui a certainement un millénaire ! Il fait 40 mètres de haut et très sincèrement, il est impressionnant ! En dehors de cet arbre majestueux, il y a une petite randonnée à faire, on ne l’a pas faite en entière parce qu’on ne voulait pas embêter le chauffeur mais, ça fait très ambiance jungle tropicale impénétrable, on se serait presque cru dans indiana Jones ahahahaha… Euh… Continuons…

Suite et fin de la visite du parc de la rivière bleue, Thierry nous a emmenée au terminus du vieux refuge où il y a des petits campements aménagés pour passer la nuit. Nous avons quittées la navette le temps d’une petite demie-heure pour flâner le long de la rivière, le bruit des clapotis de l’eau est tellement agréable.

Pour finir, il nous a gentiment amenées sur le sentier des cagous, c’est une petite randonnée qui est sensée durer 20 minutes mais il me semble que l’on a même pas mis un quart d’heure. Pour la première fois de notre vie, on a eu la chance d’apercevoir un cagou ! C’est l’animal emblème de la Nouvelle Calédonie et c’est aussi un oiseau en sérieux danger d’extinction, c’est pour cette raison que c’est devenu une espèce protégée. Le Cagou est un oiseau qui ne vole pas, il ne vit que dans les forêts humides et il est très rare de pouvoir en apercevoir à l’état sauvage. Bref, je ne vais pas vous faire tout un article détaillé sur cet animal, je ne fais pas encore de reportage sur arte, mais en tout cas on était vachement contentes d’en avoir vu un !

Les chutes de la Madeleine

Jolie nature qui pousse non loin de l’agitation du torrent… (💭 Oh mais… TA GUEULE Molière !)

Les chutes de la Madeleine se trouvent dans la réserve provinciale de la Madeleine dans la commune de Yaté, à seulement quelques kilomètres au sud du parc de la rivière bleue. Cette réserve s’étend sur 400 hectares aménagés exclusivement pour faire de belles balades, vous aurez plaisir à flâner le long de la rivière ou à vous poser tout près de la magnifique cascade. La végétation de la réserve de la Madeleine est luxuriante, vous pourrez découvrir de nombreuses espèces végétales dont 95% n’existent que en Nouvelle Calédonie. Nous avons emprunté le sentier botanique pour nous rendre aux chutes et nous nous sommes posées un long moment, mais si vous préférez marcher un peu de profiter du paysage, le sentier s’étend sur une distance de 2km pour une jolie randonnée en pleine nature !

L’entrée de la réserve est payante, 400 francs pour un tarif de base et 200 francs en tarif réduit (jeunes de moins de 18 ans et étudiants sur présentation d’un justificatif, personnes âgées de plus de 60 ans, personnes handicapées, personnes titulaires de la carte d’aide médicale gratuite). C’est gratuit pour les enfants de moins de 12 ans. 

Pour le confort de tous et pour la préservation d’une zone géographique protégée, les feux, les piques-niques et les animaux de compagnie sont interdits, le sentier et la réserve en elle-même, sont exclusivement réservés à la promenade. 

Prony

Après notre petite aventure dans la réserve de la Madeleine, on s’est dit qu’on allait rentrer, il commençait à se faire tard et on avait un peu de trajet jusqu’à Nouméa… Sauf qu’on a vu le panneau « Prony »… Qui dit Prony dit baleines et terres de sable ocre à gogo… On s’est seulement lancé un regard et hop, on a pris la route en direction du village de Prony.

La baie de Prony, disons que la vue était beaucoup plus agréable vue d’en haut… En général ce petit village est surtout connu pour les baleines à bosse, c’est à cet endroit, à environ 1h15 de bateau, en plein coeur du pacifique, entre août et septembre, que l’on peut observer ces immenses cétacés. Elles viennent se ressourcer pendant l’hiver et des excursions sont organisées pour pouvoir les observer en toute tranquillité, sans les déranger… On voulait le faire avec Lisa, mais lorsqu’on a voulu réserver, on s’est vite rendue compte que c’était beaucoup trop cher, 8000 francs par personnes et comme se sont des animaux sauvages qui vivent dans un environnement identique, vous n’êtes pas certains de pouvoir en apercevoir . Ce n’est pas un problème pour nous, je pense que l’on aura sans doutes d’autres occasions, peut-être lors de notre prochaine aventure, que je garde secrète pour le moment ! (💭 Tu crois vraiment que ça intéresse quelqu’un tes conneries ?)

En tout cas, nous étions un peu déçues par la baie en elle-même, vue d’en haut, c’était magnifique, on avait un panorama superbe… Vue d’en bas, ce n’était pas la même, rien d’extraordinaire, l’eau assez trouble et le port n’avait rien d’exceptionnel, de ce fait nous sommes reparties en direction de Nouméa.

Sur la route du retour, un petit spot à attisé notre curiosité… Et je pense que si vous aviez été à notre place vous vous seriez dit la même chose, attendez de voir… En allant vers Nouméa, sur la droite, un petit chemin de terre, une montée, au loin une sorte d’abris sur pilotis et encore plus loin, une immense chaine de montagnes baignées par la lumière de la golden hour ! Une vraie merveille… La luminosité était tout simplement parfaite, ni une, ni deux, on gare la voiture, je prend mon appareil photo et devancée de loin par Lisa, on monte au sommet de la colline.

Personnellement je trouve que la lumière qui joue sur le dégradé de montagnes est spectaculaire, je voyais toujours des photos sur instagram et je me demandais à chaque fois comment les photographes faisaient pour réaliser de tels clichés… Pour une fois, je suis arrivée exactement au rendu que je souhaitais, ça n’a pas été évident avec les réglages, mais je suis plutôt fière de moi et du résultat !

Notre petit road trip dans le sud de la Grande Terre s’achève ici, n’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous pensez de mes articles (💭 C’est de la merde…), j’ai hâte de vous parler de notre prochaine aventure… Attendez-vous à ne voir que du bleu pendant 4 jours, ça va être déprimant, faites-moi confiance ! A très vite pour de nouvelles aventures au bout du monde !

(💭 C’était Mégane, la grognasse, votre chef de bord.)

Les citations de Mégane : « Rien de tel que d’aller au bout du monde pour trouver des gens qui vont encore plus loin… »

Pierre Daninos

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